Narratrice - Bob Lemay a intégré l'entreprise familiale, située à Saint-Pierre-les-Becquets, en 2003. Ses parents lui ont alors légué 21 % des parts de la Ferme Les Becquets inc., spécialisée en production laitière et céréalière.
Pendant ses études en Gestion et exploitation d'une entreprise agricole au Cégep de Victoriaville, il réalise, en collaboration avec ses parents et des spécialistes, un projet d'établissement et un plan d'affaires adaptés à la ferme familiale.
M. Bob Lemay - Lorsque j'étais au cégep, on a racheté du quota, on a agrandi un bâtiment, on a construit la fosse à fumier pour augmenter le volume. Par la suite, en 1999, je suis tombé employé à temps plein ici. En 2004, lorsque j'ai eu des actions, on a construit l'étable pour les animaux de remplacement.
Par la suite, c'est ça, mon père prévoit partir d'ici environ trois ans. Là ce qu'on prévoit faire pour les trois prochaines années, c'est de diminuer les dettes pour avoir plus de facilité à transférer l'entreprise.
Narratrice - Après dix ans, les résultats du plan d'affaires dépassent les attentes. Le quota détenu par l'entreprise a doublé pour atteindre 58 kilogrammes de matière grasse par jour. La génétique du troupeau laitier est améliorée. Chacune des bêtes produit une moyenne annuelle de 10 000 kilogrammes de lait. D'ailleurs, le tiers des vaches sont classées très bonnes, dont trois excellentes. De plus, avec l'achat de la ferme voisine, ils ont doublé la superficie des terres en culture.
Depuis son intégration à la Ferme Les Becquets inc., Bob a développé une expertise dans la gestion du troupeau laitier et un intérêt marqué pour la génétique. Voilà un atout majeur pour le développement et la réussite de l'entreprise.
Par ailleurs, Bob est fortement impliqué en ce qui concerne le respect de l'agroenvironnement.
M. Bob Lemay - On utilise le PAF ici depuis quelques années. Le PAF ici, c'est pas une contrainte. Pour nous, c'est vraiment un outil de travail. Côté engrais chimiques, fertilisants et tout ça, on utilise au minimum, on fait aussi du travail minimal du sol. Puis, plus tard, ce que j'aimerais c'est de m'en aller sur le semis direct pour travailler le sol le moins possible pour garder la vie dans le sol.
Narratrice - Tous ces changements sont le résultat d'efforts soutenus et d'investissements importants. Mais surtout d'une vision commune où chacun des membres de la famille participe aux prises de décisions.
M. Bob Lemay - Moi j'aime voir loin. Ceux qui me connaissent, savent que je vois très loin à l'avance. Puis mon père était pareil. Tout petit je trouvais ça drôle que mon père réfléchisse à des choses à dans dix ans.
Faut voir les erreurs qu'on a faites dans le passé, faut voir l'importance de qu'est-ce qu'on fait présentement. Puis le plus important c'est de savoir où est-ce qu'on s'en va aussi dans l'avenir.
Narratrice - Selon lui, on devient bon gestionnaire en gardant l'esprit ouvert à de nouvelles compétences afin de voir les opportunités qui vont permettre d'augmenter la rentabilité et de se démarquer.
Les exigences du travail à la ferme n'empêchent pas Bob de partager de bons moments avec sa conjointe qui travaille à l'extérieur, et leurs quatre enfants. Puisque la qualité de vie et la vie familiale sont très importantes pour la famille Lemay, ils essaient le plus possible de planifier le travail à la ferme en fonction de leur vie et non le contraire.
Dernière modification de cette page : 2011-10-13
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