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La Financière agricole du Québec

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Concours 2021 Tournez-vous vers l'excellence!

Concours 2021 Tournez-vous vers l'excellence

Voici les 10 finalistes de la 16e édition du concours Tournez-vous vers l’excellence!

La Financière agricole est fière de vous présenter les 10 jeunes agriculteurs qui ont été nommés finalistes à son concours grâce à l’excellence de leur profil d’entrepreneur, à leurs réalisations ainsi qu’aux qualités de gestionnaire qui les animent.

Découvrez cinq femmes et cinq hommes, tous de jeunes passionnés de leur métier, aux personnalités et aux parcours singuliers, et qui ensemble représentent l’agriculture de plus en plus diversifiée et créative que connaît le Québec aujourd’hui.

Chaudière-Appalaches

Audrey Boulet

Audrey Boulet

Les Brebis du Beaurivage (production ovine, Lévis)
Démarrage d’entreprise

« Je sentais le besoin de développer une mise en marché de proximité afin d’être plus valorisée dans mon travail. »

Pour Audrey, rien ne se perd. En cinq ans, elle a créé un modèle d’affaires singulier en production ovine en valorisant chaque partie de l’animal. En plus de ses 22 000 litres de lait produits annuellement pour fournir une fromagerie locale, ses agneaux sont vendus comme sujets reproducteurs ou pour la viande. La peau est transformée en tannages, et la laine est vendue à la population locale, directement de sa ferme ou de sa boutique en ligne. Toute sa chaîne de production est 100 % locale. Les résultats de son troupeau, sur tous les plans, dépassent les moyennes sectorielles. Avec moins de 75 brebis en production, son chiffre d’affaires pour la dernière année est tout à fait exceptionnel. Elle souhaite continuer la croissance de son entreprise en misant sur son côté créatif et en augmentant son troupeau à 200 brebis.

Sébastien Grondin

Sébastien Grondin

Ferme Valsé (production laitière en transition biologique, Lévis)
Démarrage d’entreprise

« Ma force de caractère, ma force physique et mon optimisme me permettent de me surpasser. »

Sébastien avait un rêve, des économies et plusieurs métiers derrière lui. Animé par son projet, il entreprend une formation au Centre de formation agricole de Saint-Anselme. Il y reçoit une bourse pour ses efforts et sa persévérance. Il remporte également une deuxième place au concours en entrepreneuriat agricole Sur les traces de Louis Hébert. Sa passion pour l’agriculture est confirmée. Il achète une terre de 68 hectares, qui avait jadis appartenu à son grand-père, et il y redémarre toutes les activités agricoles qui avaient été abandonnées. Il remet en culture les champs, entreprend la transition biologique et remet en état de production les bâtiments d’élevage. Il introduit un troupeau de vaches Jersey au pâturage. Tout cela, en deux ans. Plus encore, dès le premier jour, il a une préoccupation constante et rigoureuse pour la gestion de son troupeau et du contrôle laitier. Après une année, il augmente sa production de lait par vache de 16 %. Réussir son démarrage a été une question d’efforts et de persévérance. « Il faut attacher ses bottines chaque matin », aime-t-il répéter. Aujourd’hui, il est fier d’avoir accompli son rêve et de redonner vie à la ferme familiale. Ce n’est qu’un début.

Lanaudière

Christophe Drouin

Christophe Drouin

Cédrière Del-Fino (production horticole ornementale, Lavaltrie)
Transfert d’entreprise familiale

« J’ai l’ambition de faire passer mon entreprise agricole à un niveau industriel 4.0, soit automatisée, connectée et durable. »

Ses 34 000 cèdres produits chaque année sont vendus principalement au Québec, mais également exportés en Ontario, au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis. Il souhaite faire monter la production à 100 000 cèdres par année. La particularité est que la moitié sera en champs, et l’autre moitié en contenants compostables, soit une méthode plus écologique et facilitante pour la plantation. Depuis son intégration dans l’entreprise, Christophe a fait grimper les ventes de 100 000 $ à 250 000 $ pour un seul volet de son entreprise. Économiste de formation, il se concentre sur la mise en marché de ses arbres, car elle lui paraît être la voie incontournable pour rendre l’entreprise durable et pérenne, « même si nous produisons les plus beaux cèdres de l’Amérique du Nord. » Il a par ailleurs réalisé des investissements pour l’automatisation de certaines tâches et, surtout, il a intégré un regroupement de producteurs qui effectuent des recherches sur l’amélioration constante des rendements et le développement des meilleures techniques et approches culturales.

Montérégie

Edem Amegbo

Edem Amegbo

Au jardin d’Edem (production maraîchère biologique, Granby)
Démarrage d’entreprise

« Jeune, j’allais au champ avec mon père et, sans le réaliser, naissaient en moi les germes d'un futur maraîcher. »

Il y a trois ans, Edem fait le pari d’investir dans une grande serre et un système de tunnels pour faire pousser des légumes africains en sol québécois. « Les résultats ont été extrêmement concluants. » Aujourd’hui, son entreprise contribue à nourrir 120 familles sur une base hebdomadaire. Sa clientèle africaine retrouve les saveurs de son pays d’origine. Elle se déplace jusqu’à 200 km pour aller chercher ses produits difficiles à trouver ailleurs! Quant aux Québécois d’origine, ils y découvrent des saveurs d’ailleurs. Dès 2022, l’entrepreneur souhaite accroître de 25 % sa production de légumes africains et nourrir 200 familles. Il vise également à percer de nouveaux marchés, plus spécifiquement les marchés ethniques des grands centres urbains. D’ailleurs, il vient d’introduire une boutique en ligne sur son site Internet. Sa ferme est devenue un lieu d’intégration pour plusieurs nouveaux arrivants ainsi qu’une « escouade intergénérationnelle » où des jeunes qui souhaitent apprendre les rudiments de l’agriculture sont jumelés avec des gens d’expérience. Sa personnalité charismatique a été remarquée entre autres au dernier festival Montréal en lumière. Natif du Togo, Edem devient véritablement un ambassadeur de la communauté ouest-africaine et de sa culture culinaire.

Olivier Lamoureux

Olivier Lamoureux

Coop les Jardins de la Résistance (production maraîchère biologique, Ormstown)
Démarrage d’entreprise

« Mes formations m’ont donné une base significative pour comprendre les effets du travail des agriculteurs sur l’environnement. »

Après des études en communication et en cinéma, Olivier entreprend des cours en environnement et en sciences, ce qui change son plan de carrière. Séduit par le concept d’une agriculture soutenue par la communauté, il fonde une coopérative. Ses objectifs sont vite dépassés. En dix ans, il quintuple le chiffre d’affaires. La croissance de la coopérative s’est d’ailleurs multipliée depuis la construction d’une serre chauffée, d’une chambre froide et d’une salle de conditionnement permettant de distribuer des paniers de légumes sur quatre saisons. Elle est la seule à distribuer des paniers bio en hiver dans toute la MRC du Haut-Saint-Laurent. Aujourd’hui, la coopérative de travail produit une cinquantaine de variétés de légumes. Olivier entend à court terme augmenter et diversifier sa capacité de production avec l’acquisition prochaine d’une seconde serre. Au-delà de la rentabilité, Olivier se questionne systématiquement sur les répercussions de ses pratiques agricoles. L’importance qu’il accorde à l’engagement communautaire l’a notamment amené à participer à la création d’un réseau régional de visites mensuelles de fermes maraîchères biologiques durant l’été.

Sophie Brodeur

Sophie Brodeur

Ferme Réso (production de veaux de grain, Saint-Dominique)
Transfert d’entreprise familiale

« Je suis fière de produire pour nos gens du veau de grain qui est un produit unique au monde. »

Ayant grandi sur une ferme, Sophie savait que sa vie s’y déroulerait. Après des études en agriculture et en environnement, elle reprend la ferme de son défunt père, qui avait été pour elle un mentor d’exception. Elle avait comme vision pour son entreprise de produire une viande de la meilleure qualité qui soit, dans des conditions qui respectent le bien-être animal.

Après une année, elle délaisse l’élevage à forfait de veaux de lait. Elle s’autofinance, devient indépendante en production de veaux de grain. Depuis, la progression de l’entreprise a été fulgurante, malgré des années imprévisibles avec des variations de valeur marchande. Elle a su tirer son épingle du jeu grâce à sa grande capacité à surveiller les liquidités, à bien analyser les investissements tout en « faisant preuve d’audace lorsque nécessaire ». Récemment, elle s’est lancée dans la vente de veaux de grain directement de la ferme. Si elle a déjà été récipiendaire du prix du lieutenant-gouverneur général du Québec pour son engagement dans la communauté, elle reconnaît qu’aujourd’hui, à 34 ans, elle doit consacrer son temps en priorité au travail et à la vie familiale. « Je souhaite transmettre ma passion à mes quatre enfants et leur transférer une entreprise prospère, à dimension humaine. »

Outaouais

Erin Krekoski

Erin Krekoski

Rock’s End Farm (production ovine et bovine biologique, Farrellton)
Démarrage d’entreprise

« La marée montante fait flotter tous les bateaux. Plus mes voisins et mes collègues agriculteurs sont forts, plus je le suis aussi. »

Albertaine d’origine, Erin fonde sa ferme au Québec en 2018. Elle élève un troupeau de 45 brebis islandaises, soit de l’agneau certifié biologique pur. En seulement trois ans, ses ventes ont triplé. Elle vend tous ses produits directement aux consommateurs locaux. En plus de la viande, elle vend également des fils de qualité supérieure et des peaux de mouton luxueuses. Elle vise l’augmentation de son troupeau à 100 têtes d’ici 2025, ce qui lui permettra de tripler ses ventes. Son objectif à long terme est d’exploiter une ferme entièrement durable, régénératrice et rentable. « Je suis très fière de remplir les congélateurs des familles locales de viande saine, fraîche et issue de l’élevage régénérateur, et de leur fournir de la laine. J’ai appris cette solidarité enfant, à la ferme, et je l’enseignerai à mon tour à mes enfants. » Erin a une vision de l’entrepreneuriat axée sur la collaboration active avec d’autres agriculteurs. « Parce que nous croyons sincèrement qu’ensemble nous sommes plus forts ». Elle ne craint pas de partager jusqu’à ses données financières pour permettre à tous les producteurs de se comparer et de s’améliorer.

Bas-Saint-Laurent

Léda Villeneuve

Léda Villeneuve

Ferme ViGo (production d’agneaux, acériculture et production d’œufs, Saint-Onésime-d’Ixworth)
Démarrage d’entreprise

Léda deviendra dès cet automne « la première productrice d’œufs associée à la Fédération des producteurs d’œufs du Québec dans la MRC du Kamouraska », avec un premier cheptel de 9 800 poules.

Léda met en marché plus de 550 agneaux chaque année. Elle produit plus de 120 kg de viande de brebis par an et son érablière compte 720 entailles. Deux fois médaillée à l’Ordre national du mérite agricole, sa réussite se bâtit depuis 2008. Dans les dix premières années de ses activités, Léda double son revenu brut, qui devrait d’ailleurs être multiplié avec la nouvelle production d’œufs qui s’ajoute à la production d’agneaux et à son érablière.  Son succès repose sur sa solide formation, ses connaissances de l’agriculture, aux centaines d’heures consacrées à son plan d’affaires et à la formation continue, qu’elle estime être un investissement. Ses partenaires sont également pour elle « une mine d’or d’information ». Engagée au sein de son village « pour inspirer, à [sa] manière, les jeunes à se lancer en agriculture », elle s’est donné une mission sociale auprès des écoliers en les faisant participer aux travaux. C’est « une armée de petits volontaires » qui répond à ses invitations! Cette mère de quatre enfants juge que ses trois secteurs de production assureront un bel avenir à son entreprise. Une boutique à la ferme pour mettre en valeur ses produits est aussi sur la table à dessin.

Laurentides

Olivier Forget

Olivier Forget

Ferme Forget 2001 (production laitière, Saint-Jérôme)
Transfert d’entreprise familiale

« L’agriculture a toujours été mon premier choix. »

Pour Olivier, le parcours était tracé et linéaire. Il a entrepris des études en gestion et technologies d’entreprise agricole, puis il est devenu la quatrième génération de sa famille à s’établir sur la ferme laitière. Comme entrepreneur, il vise la rentabilité, la diversification des secteurs et l’optimisation continue. Il obtient d’excellents résultats en reproduction et en production laitière. « Nous nous maintenons dans le groupe de tête depuis quelques années ! » Pour lui, l’une des clés du succès est de travailler en continu avec le Groupe conseil agricole de sa région. D’autres objectifs que la rentabilité lui tiennent tout autant à cœur. « Je souhaite implanter dans notre communauté une entreprise financièrement en santé qui respecte l’environnement, qui agit pour le bien-être animal et qui favorise la famille et le bien-être des gens qui travaillent au sein de la ferme. » En raison de sa proximité avec les zones urbaines, il dit avoir le devoir de promouvoir la mise en valeur du territoire et de l’économie agricole locale, notamment auprès des jeunes. Sa ferme est aussi reconnue depuis près de 50 ans pour ses produits de l’érable. Olivier aura aussi donné son apport à ce volet de l’entreprise, notamment en ajoutant la livraison à domicile.

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Pascale Maltais

Pascale Maltais

Ferme Maltais (production laitière, Hébertville-Station)
Transfert d’entreprise familiale

« Ma passion pour les animaux et leur bien-être me comble de bonheur. J’apprécie énormément le métier que j’ai la chance de faire. »

Ses études en agroéconomie la font voyager en Suisse, en Bretagne, au Luxembourg, où elle a la chance d’explorer différentes productions et méthodes de travail. Elle joint ensuite le conseil d’administration de la coopérative Nutrinor, « Une expérience de rêve ! » À 28 ans, la combinaison de ses expériences et formations lui a permis de développer des aptitudes comme gestionnaire. Entourée d’un oncle et de son père, elle a su s’intégrer dans les décisions d’entreprise et ainsi apporter sa vision et établir sa crédibilité. Mission réussie. En trois ans, elle a entrepris d’agrandir le bâtiment laitier, de faire croître la production laitière de 140,6 kg à 200 kg, en plus d’abaisser le coût de l’alimentation et d’améliorer l’efficacité de l’entreprise et, du même coup, sa rentabilité. Elle a signé le Pacte agricole durable Nutrinor. Elle s’est ainsi engagée à atteindre l’excellence dans cinq sphères de son entreprise, soit en matière de santé financière, conditions de travail, territoire dynamique, santé animale et milieu de vie sain. Le départ éventuel des cédants constituera pour elle une occasion de plus à saisir. Entre-temps, elle continue à miser sur ses propres forces, tout en apprenant des plus expérimentés.

Présentation des membres du jury indépendant

Les 10 finalistes accèdent dès maintenant à la seconde phase du concours. Un jury indépendant déterminera le grand gagnant et les deux lauréats. Deux bourses seront aussi remises, l’une pour la qualité du mentorat reçu (bourse du FIRA), et l’autre pour les meilleures pratiques en matière de développement durable. Les résultats seront connus le 24 novembre prochain, dans le cadre du Colloque Gestion du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec.

Les membres du jury sont :

  • Monsieur Gilles Martin, producteur retraité
  • Monsieur Dominique Vignola, retraité de La Financière agricole du Québec
  • Madame Hélène Brassard, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
  • Madame Joanie Courchesne, Fédération de la relève agricole du Québec
  • Madame Marie-Claude Bernard, La Financière agricole du Québec

À propos du concours

Ce concours s'adresse aux jeunes entrepreneurs agricoles qui, grâce à leurs aptitudes professionnelles et à leurs qualités de gestionnaires, se démarquent par l'excellence de leur profil.

La période d'inscription est terminée. Merci de votre participation!

Cinq bourses seront remises, totalisant 13 000 $ :

  • 5 000 $ au grand gagnant;
  • 2 500 $ aux deux autres lauréats;
  • 1 500 $ au candidat s’étant le plus démarqué en matière de développement durable;
  • 1 500 $ au candidat s’étant démarqué notamment par l’importance de son encadrement ou de son mentorat. Cette bourse est remise par le Fonds d'investissement pour la relève agricole (FIRA).

En réalisant ce concours, La Financière agricole du Québec, en collaboration avec le CRAAQ, démontre l'importance qu'elle accorde à la formation ainsi qu'à un ensemble de qualités et de talents ouvrant la voie à l'exercice de la profession d'agriculteur.